On le prône, on en jase, on l’effleure, on y pense, on y rêve …mais le faisons-nous vraiment? Est-ce que nous sommes capables de garder notre cœur d’enfant?

Cette réponse vous appartient, mais .. Parlons-en.


Garder son cœur d’enfant est un sujet d’une vie, un projet, une aventure qui possède un début, mais aucune fin. Littéralement, si nous voulions garder notre cœur d’enfant, il faudrait que notre cœur d’adulte s’atrophie. De toute évidence, c’est à notre avantage commun de ne pas toucher à ce paramètre.

Lorsque nous parlons de garder notre cœur d’enfant, nous parlons de tout l’invisible qui orbite autour du cœur. Nous parlons d’un cœur léger, un cœur souple, un cœur curieux, un cœur simple, un cœur rempli, un cœur tendre, un cœur qui fait confiance.

Garder son cœur d’enfant: c’est bon pour la tête

Un cœur d’enfant fait confiance. Un cœur d’enfant aime. Un cœur d’enfant est curieux. Un cœur d’enfant est inclusif. Un cœur d’enfant découvre.

Pour toutes ces raisons, garder son cœur d’enfant est bon pour notre santé mentale. Il amène un sens de légèreté à la vie, une qualité de cœur qui est absolument nécessaire pour entretenir un bonheur durable. Nous sommes en 2022, tout va vite et nous sommes surinformés… nous avons besoin de légèreté de manière quotidienne et le remède à la lourdeur potentielle de notre époque réside dans le cœur d’enfant.


Un cœur d’enfant veut jouer, il veut découvrir, goûter, toucher. La découverte du monde, la nouveauté, l’expérience de ce que notre cette vie incarnée peut nous offrir entretien une souplesse cérébrale, elle cultive une neuroplasticité qui s’avère protectrice de trouble cognitif et des dites “maladie mentale” . La fréquente disparition du jeu et de la découverte comme adulte est pour moi une simple et triste résultante de normes sociales et d’une fausse perception de qu’est-ce qui définit un adulte responsable et accompli.

Découvrir, apprendre, explorer sont des actions nécessaires pour éviter de tomber dans des patterns perceptuels qui ont le potentiel de limiter notre expérience sur cette planète. En jouant, en nous permettant une remise en question du statu quo, nous nous offrons le cadeau de remettre en doute nos convictions, et nous nous donnons la possibilité de continuer à évoluer comme être humain. Et ça, c’est bon pour la tête, et c’est bon pour la santé.

Garder son cœur d’enfant: c’est bon pour le corps

Inhérent au jeu, est le mouvement. Grimper, courir, sauter, maintenir son équilibre, tomber, retomber et re-re-tomber. Inhérent au jeu, est le caractère désorganisé et spontané de ces actions. Pas besoin d’un terrain, pas besoin d’un but, pas besoin d’un horaire…



Comme adulte, nous arrêtons pour la plupart d’explorer le monde via le corps. Nous tombons facilement absorber par nos responsabilités (professionnel, familiale, etc) et soudainement le temps nous manque, ou bien, les défaites faciles s’empilent:

Il fait trop chaud, je ne suis pas habillé pour faire ça, je n’ai pas le temps, je suis fatigué, je n’ai pas envie de puer, je ne veux pas me salir (…)

Le jeu et les mouvements qu’il implique gardent un corps souple, résilient, mobile. Des caractéristiques trop souvent manquantes chez mes patients adultes et en douleur. Assis sur une chaise, assis sur le sofa, assis dans la cuisine, assis sur le ponton… difficile de se maintenir mobile! Un corps mobile est un corps qui se donne une chance de fonctionner comme il se doit c’est-à-dire: libre de douleur et d’inconfort! Et ça, c’est bon pour le corps, et c’est bon pour la santé.

La conclusion

Joue. Grimpe. Saute. Cours. Tombe. Bascule. Aime. Explore. Fais confiance.

Entretiens ton cœur d’enfant, ton corps de vieux te dira merci.

Antoine Del Bello, Shawinigan

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